Le vrai coût de nos petites habitudes La règle des 3000

Je ne sais pas vous, mais pour moi les concepts financiers ne coulent pas de source. Pourtant, j’ai passé nombre d’heures sur les bancs de l’école, été plutôt studieux et même suivi l’option économie en classe de seconde.

Donc jusqu’à peu (notre soirée déclic), je ne savais pas mettre les choses en perspective. Par exemple, je considérais que quand on gagne correctement sa vie, cela ne change absolument rien de dépenser 3 euros chaque jour pour un macchiato au Starbucks. La retraite arrivera à la même heure pour tous! De la même manière, pourquoi m’embêterai-je à changer d’opérateur de téléphonie mobile pour économiser 10 euros par mois?

Mais depuis cette fameuse soirée, ma perspective sur ces choses a considérablement évolué: il est tout à fait possible d’arrêter de travailler d’ici 10 à 15 ans. Mais afin d’atteindre au plus vite cet objectif, chaque dépense compte. C’est même un « double effet Kiss Cool ». Je m’explique: quand j’économise, même un tout petit peu, mon capital augmente, et je me rapproche donc de l’indépendance financière. De plus, en réduisant mes dépenses courantes, j’apprends à vivre avec un peu moins : je réduis ainsi le capital dont j’ai besoin pour arrêter de travailler.

Quand on pense à ces 3 euros, c’est vrai que ça ne saute pas vraiment aux yeux. Une des astuces à utiliser est donc d’extrapoler ces dépenses sur 10 ans (voir Mr Money Mustache à ce sujet), en prenant également en compte les intérêts générés si cet argent avait été placé.

Mon conseil est donc le suivant:

  • pour évaluer le coût d’une dépense quotidienne (5 jours par semaine) sur 10 ans, la multiplier par 3.000 : notre petit café coûte donc 9.000 euros, ce que je trouve assez impressionnant.
  • pour évaluer une dépense mensuelle, la multiplier par 150. 

Soyez rassurés, je ne plaide certainement pas pour la suppression de l’apéro au bar du coin avec ses amis ou collègues chaque semaine! Mais pour la plupart d’entre-nous, il y a beaucoup d’autres dépenses « automatiques » que l’on pourrait supprimer ou diminuer sans que cela n’affecte en quoi que ce soit notre bonheur.

Ainsi, ai-je vraiment besoin de cet arrêt au Starbucks, en plus du café que je peux prendre à la maison et celui que je partage avec mes collègues à la cafet’? Dans ce cas précis, j’ai vite tranché!

mr big cat

Un commentaire

  1. Le petit calcul sur le café fonctionne si tu bosses effectivement 5 jours par semaine sur au moins 52 semaines par an.
    Si tu prends qqs semaines de congés, l’économie est quand même moindre à moins d’avoir un placement à la madoff 🙂
    Bref supprimer l’apero doit être plus rentable.
    Et en plus tes amis seront contents d’avoir trouvé un capitaine de soirée !!!:)

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