Mais qu’avons-nous fait de notre argent?

Si certains ont réussi à être indépendant financièrement, alors pourquoi pas nous? Après avoir découvert le concept, nous avons commencé à éplucher nos comptes et traquer toutes nos dépenses inutiles. Nous nous sommes aussi souvenus des nombreux objets et accessoires que nous avions achetés au cours des années.

Je me rappelle encore du mois où j’ai touché mon premier salaire! J’étais totalement euphorique et j’ai tout dépensé jusqu’au dernier sou! C’était quasiment orgiaque. Pendant plusieurs années, j’ai vraiment dépensé sans compter, c’était comme pour gâter l’enfant que j’avais été. Mon père a eu un cancer très jeune et donc ne pouvait pas emprunter d’argent. Ma mère avait un salaire modeste. Mes parents ont donc eu une vie frugale afin de se constituer un capital qui pourrait leur servir en cas de besoin puisqu’une banque ne les aiderait pas. J’ai d’ailleurs été ravie quand la loi sur le droit à l’oubli pour les malades guéris du cancer est passée, malheureusement trop tard pour mes parents.

Donc pendant une période – plutôt longue – nous avons dépensé beaucoup d’argent ; Décathlon était notre magasin préféré (enfin surtout celui de Mr BigCat). Chaque année nous nous découvrions une nouvelle passion et Mr BigCat en profitait pour aller dévaliser le dit rayon. Au bout de 10 ans nous les avions tous fait! Et pour immortaliser nos exploits sportifs, nous nous sommes sur-équipés en appareils photo: nous avons ainsi 4 boîtiers et une dizaine d’objectifs. Bien sûr, l’objectif ou le boîtier n’est jamais le bon et du coup nous utilisons nos smartphones! Nous sommes aussi bien équipés en high-tech: nous avons 3 ordinateurs, une télévision, 1 ou 2 téléphones chacun et toutes les tailles d’iPad. Côté garde robe, ce n’est pas mal non plus, surtout moi cette fois-ci. Lorsqu’il a fallu que j’évalue la valeur du contenu de mon placard pour choisir l’assurance la plus adéquate pour notre déménagement, j’ai cru que j’allais faire une syncope, d’autant plus que j’avais toujours la sensation de n’avoir rien à me mettre.

Ensuite nous faisions appel aux services d’une femme de ménage, avions des abonnements en tout genre: TV, divers journaux et magazines, salle de sport. Nous n’avions également jamais renégocié les tarifs de nos assurances ou autres fournisseurs (électricité, gaz, téléphone, internet…).

Cette analyse a été comme une thérapie voire un électrochoc. Elle nous a permis de nous rendre compte à quel point toute cette accumulation était absurde, à quelle rapidité nous passions d’une chose à l’autre et le gâchis écologique que cela représente. Certains des nos amis ont continué à vivre comme des étudiants, n’ont changé d’appartement que lorsqu’ils ont eu des enfants, ont continué à partir en vacances en mode couch-surfing, ils ont eu bien raison!

Je n’ai aucun regret car j’avais sûrement besoin de cette phase dépensière mais si je pouvais parler à la personne que j’étais quand j’avais 23 ans je lui dirais: garde ton argent pour te faire le plus beau des cadeaux: la liberté de ne plus travailler!!

mrs cat's eye

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